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Le mythe des « clusters » du Grand Paris

La spécialisation comme régulation métropolitaine

par Nicolas Rio, le 10/02/2014
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Polémiques lors de leur lancement en 2009, les clusters du Grand Paris sont largement mobilisés dans l’élaboration des contrats de développement territorial. Outil de gouvernance territoriale plutôt que leviers de développement économique, ils ont servi de levier pour réguler la fragmentation métropolitaine. La création de la métropole du Grand Paris ouvre des perspectives plus opérationnelles.

« Quand Christian Blanc nous a annoncé sa volonté de désigner le territoire allant de Villejuif à Évry comme “Vallée des biotech”, on lui a dit que ça posait deux problèmes : premièrement, ce n’est pas une vallée ; deuxièmement, il n’y a pas de biotechnologies ». Énoncée par l’un des principaux artisans du projet de Grand Paris, cette affirmation a de quoi surprendre. Symbole du projet de Grand Paris avec le métro automatique, la carte des six clusters spécialisés serait-elle à ce point en décalage avec la réalité économique du territoire ?

Les clusters spécialisés du Grand Paris
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Source : ACADIE/Abderrahim Nouaiti

Importée de la littérature économique américaine (Porter 2000), la notion de clusters est reprise par Christian Blanc pour mettre en avant la vocation économique d’une demi-douzaine de « territoires à potentiel », desservis par le futur métro automatique. Elle encourage la spécialisation économique de ces territoires, même si la dénomination des clusters reste floue et instable [1]. Cette logique de spécialisation contraste avec la réalité de l’économie francilienne, caractérisée par la diversité sectorielle. Elle a pourtant été reprise, directement ou indirectement, par les acteurs publics, de l’État aux communes : les clusters spécialisés ont servi de mythe mobilisateur pour réguler la fragmentation intra-métropolitaine. Ils constituent davantage un outil de gouvernance qu’une politique économique.

La spécialisation n’est pas une politique de développement économique

Prise comme politique de développement économique et d’aménagement, la logique de spécialisation en clusters s’avère rapidement illusoire.

Premièrement, il existe une forte déconnexion entre la géographie économique projetée (celle des six clusters) et la géographie existante, marquée par la diversité sectorielle (Davezies 2013). Visible à l’échelle métropolitaine, cette diversité sectorielle du tissu économique l’est aussi à l’échelle communale.

Deuxièmement, aucun acteur public ne dispose des leviers suffisants pour contraindre à ce point les stratégies de localisation des entreprises.

Troisièmement, les clusters spécialisés ne correspondent pas à la logique d’intervention des opérateurs immobiliers (investisseurs et promoteurs), axée sur la constitution de centres d’affaires polyvalents pouvant accueillir des entreprises de secteurs économiques différents.

C’est lorsqu’elle est analysée comme un discours de régulation métropolitaine que la carte des clusters spécialisés prend tout son sens. Son apport est double : en termes d’affirmation de l’échelle métropolitaine, d’une part ; en termes de régulation de la concurrence territoriale, de l’autre.

La spécialisation pour passer à l’échelle métropolitaine

En braquant les projecteurs sur les clusters du Grand Paris (jusqu’à en oublier de mentionner Paris), ce discours sur la spécialisation affirme la vocation économique de la première, voire de la deuxième couronne. Il vient s’inscrire en faux contre la lecture économique traditionnelle centrée sur le couple Paris–la Défense, réduisant la banlieue à une fonction purement résidentielle. Mêlant pôle économique établi (la Défense), en croissance (Roissy, la Plaine Saint-Denis) ou à venir (Descartes), cette carte agit comme une preuve tangible du changement d’échelle de l’économie métropolitaine.

La spécialisation rend intelligible cette géographie économique en précisant les contributions spécifiques de chaque territoire. « La volonté de Christian Blanc était de mettre la carte de l’Île-de-France en couleur » souligne un membre de son équipe. Dans cette perspective, le métro automatique apparaît alors comme la concrétisation (ou la métaphore) de la mise en réseau de territoires complémentaires, dont l’articulation se traduit forcément par un jeu à somme positive.

La spécialisation pour réguler la concurrence territoriale

Les clusters permettent aussi de changer l’échelle de la concurrence territoriale. La différenciation économique des territoires neutralise la concurrence intra-métropolitaine : chaque cluster se voit spécifier les segments économiques sur lequel il est légitime pour aller prospecter les entreprises. Omniprésente dans les discours, la concurrence territoriale est replacée à l’échelle européenne voire mondiale : les clusters du Grand Paris ne sont pas comparés entre eux, mais positionnés chacun face à leurs équivalents étrangers. Dans cette perspective, le futur quartier d’affaires du Triangle de Gonesse n’est en concurrence ni avec la Plaine Saint-Denis, ni avec le pôle d’Orly, mais avec d’autres villes aéroportuaires européennes comme Amsterdam ou Zurich.

Sans nécessiter de modification institutionnelle, la carte des clusters spécialisés, reliés par le Grand Paris Express, exhibe la pertinence de l’échelle métropolitaine. S’éloignant de la géographie économique effective de l’Île-de-France, elle met en scène des complémentarités entre les différents territoires du Grand Paris.

Du cluster au projet urbain : un mythe mobilisateur

Critiquée par les géographes et les économistes (voir, par exemple, Halbert 2010), cette carte a été reprise dans l’élaboration des contrats de développement territorial (CDT) issus des différents clusters. Ce succès s’explique par la capacité de cette approche à justifier et renforcer les stratégies d’une grande pluralité d’acteurs. En plus de l’État qui en est l’initiateur, trois types d’acteurs peuvent être distingués : les agences de développement économique, les aménageurs (à commencer par les établissements publics d’aménagement) et surtout les maires.

Pour les agences de développement locales, la labellisation « cluster du Grand Paris » est un atout dans leur travail de prospection. Elle permet d’affirmer l’excellence économique de leur territoire sur des segments économiques bien définis et devient un argument dans les salons spécialisés. Le Grand Roissy illustre cette logique, avec la mise en place dès 2008 de la marque « Hubstart Paris » pour promouvoir la ville aéroportuaire.

Pour les aménageurs, la notion de cluster vient démontrer la nécessité de leur intervention sur ces territoires, la plupart choisis pour leur potentiel foncier. La réalisation de projets urbains ambitieux est présentée comme une condition d’activation des ressources territoriales mises en avant par les clusters. La spécialisation économique des clusters devient au fil du temps un argument pour construire des logements, dans un contexte de forte résistance des maires face à la pression de l’État et du conseil régional pour atteindre l’objectif de 70 000 logements par an. À Saclay, la programmation de logements sur les communes périurbaines du plateau est ainsi présentée comme une condition sine qua non pour obtenir « l’effet cluster » induit par la proximité géographique d’entreprises et de centres R&D jusqu’alors plutôt tournés sur eux-mêmes.

Pour les maires, enfin, la logique de spécialisation induite par les clusters permet d’affirmer l’identité économique de leur territoire, en soulignant ses ressources tout en le différenciant des territoires voisins. L’est métropolitain utilise, par exemple, un argumentaire autour du développement durable, pour attirer cadres et grands comptes. Appuyé sur les ressources du territoire (réelles ou fantasmées), ce discours s’avère plus valorisant que la rhétorique traditionnelle sur le rééquilibrage à l’est. Surtout, dépassant la seule dimension économique, le cluster devient un levier permettant d’amorcer un projet d’ensemble sur le territoire.

De nouveaux enjeux après la loi sur la métropole du Grand Paris

Dans un contexte de fragmentation institutionnelle, la logique de spécialisation a ouvert un espace pour différents territoires de la métropole en mettant en scène leurs complémentarités. Elle a aussi accéléré le développement de projets urbains d’envergure sur les sites de projet identifiés.

Avec l’adoption de la métropole du Grand Paris, ce mythe régulateur est mis en question. Ce nouveau cadre institutionnel porte deux transformations. D’une part, il marque le passage du projet à l’institution, de la planification aux politiques publiques. Au niveau des clusters, le défi concerne la mise en œuvre effective des projets urbains. D’autre part, la métropole du Grand Paris correspond à un changement de conception de l’organisation métropolitaine avec l’adoption d’un modèle de gouvernance intégrée (Lacoste 2013). La carte des clusters spécialisés s’inscrivait davantage dans un modèle fédératif de la construction métropolitaine, mettant l’accent sur les spécificités de chaque territoire, mais la métropole peut constituer une opportunité pour déployer une action plus intégrée.

Trois impensés de la régulation par la spécialisation seront à prendre en compte par la métropole du Grand Paris :

Les mécanismes de diffusion du dynamisme économique sur les territoires voisins. La carte des clusters se fonde sur une vision hiérarchisée de l’économie métropolitaine où un petit nombre de locomotives serait à même d’entraîner le reste du territoire dans leur croissance. Cette vision néglige les effets de systèmes qui existent au sein de l’économie métropolitaine, y compris au sein de territoires accueillant l’économie ordinaire.

Les effets du futur métro automatique sur l’économie francilienne. Dans le discours de Christian Blanc, le métro jouait un rôle déterminant de mise en réseau des clusters. Il constituait le maillon permettant simultanément la spécialisation des territoires et l’unité métropolitaine. Avec le phasage de sa construction et la tendance des clusters à se transformer en quartiers d’affaires polyvalents, ce rôle est remis en cause. Le nouveau métro pourrait même mettre en concurrence les projets urbains dans le contexte de suroffre de l’immobilier d’entreprises que connaît le Grand Paris.

Les parcours résidentiel des entreprises. Si elle a permis de mettre l’accent sur la dimension spatiale du fonctionnement de l’économie métropolitaine, la politique des clusters limite cette question aux constructions nouvelles d’immobilier d’entreprises au sein d’un petit nombre d’opérations urbaines. Aborder le développement économique sous l’angle de l’aménagement supposerait, à l’inverse, de prendre en compte le parc existant dans la réflexion, afin de fluidifier les trajectoires d’implantation et de croissance des entreprises au sein de la métropole.

La métropole du Grand Paris correspond à un changement de conception de l’organisation métropolitaine : la logique des clusters et des projets urbains va devoir se positionner dans le cadre d’un modèle de gouvernance intégrée en même temps que la métropole et ces opérations d’intérêt métropolitain peuvent constituer une opportunité pour déployer opérationnellement les projets nés des clusters.

Bibliographie

  • Davezies, Laurent. 2013. « Mixité(s) et spécialisation(s) en Île-de-France : un état des lieux quantitatif », in Béhar, Daniel, Estèbe, Philippe et Rio, Nicolas, La Mixité économique comme volonté et comme représentation. Des villes nouvelles aux clusters en Île-de-France (1963‑2013), rapport pour le PUCA.
  • Halbert, Ludovic. 2010. L’Avantage métropolitain, Paris : Presses universitaires de France.
  • Lacoste, Gérard. 2013. « La Métropole du Grand Paris, intégration ou confédération ? », Métropolitiques, 9 septembre.
  • Porter, Michael. 2000. « Location, competition, and economic development : local clusters in a global economy », Economic Development Quarterly, vol. 14, n° 1, p. 15‑34.

Notes

[1] Parfois désignés par des secteurs économiques précis (comme le nucléaire à Saclay ou l’aéronautique au Bourget), les clusters sont aussi nommés par des appellations plus larges correspondant soit à des fonctions économiques (la finance, la recherche et développement…), soit à des enjeux de l’économie actuelle (la création, la connaissance, le développement durable…).

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Vos commentaires

  • Le 12 février 2014 à 17:32, par Laurent Coq En réponse à : Le mythe des « clusters » du Grand Paris

    Le mythe des « clusters » du Grand Paris ---> more exactly the Grand Paris’ myth.

    It’s not because others have done it that the narrow-minded crowd has to follow ; although, it would represent the easiest satisfaction. An excuse to any explanation.

    Paris has its charming Architectures, Avenues and Boulevards, making this Capital one of the unique in the world. A wannabe Paris, that is what’s on the table ...
    The more not equalling to the merrier, when all megalopolis have failed, self proclaimed Grand Architects are about to recreate Babel’s Tower.

    Under the false pretext that Paris must grow, this pseudo-science of planning, this work of zone-research are a deprivation to peoples’ identities. Accountability not being on the agenda, 50 years in the making, Paris will not and never sustain a megalopolitan urbanism’s type.

    The megalopolitan urbanism is a complete failure for it doesn’t produce a coherent urban form, nor a viable public, neither social identity.
    Under the pretext of "I am ordering my truth" living towns and villages bordering and limitrophe to the Capital are about to vanish.
    Le Grand Paris, or what is the true point if not for self gratitude to some, easy task to others, late alone a certain plagiarism known to those missing charismatic originality.

    There is no real understanding of decentralisation in the process of redistributing wealth. Actually, common leaders see it as a type of punishment, an handicap to their fame.
    Alexis de Tocqueville wrote "the French Revolution began with a push towards decentralisation".
    I trust that, and because of non existent logistics, they reversed the idea in the 1800’s :
    That was two centuries ago...!

    Emancipation of the masses and lightning speed were the two vectors missing by our Fathers.
    Self-awareness has been our last six decades motto. Job well done.
    Increasing opportunities, civic dimensions, or citizens taking interest in business affairs, peoples are now available. Please do recollect that we are a country without borders, the body of a European Union...

    Stacking crowds into piles, forcing them into promiscuity goes against freedom and entrepreneurship, for it generates a conglomeration which depends critically on the effectiveness of disciplines ; or, "Paris brûle-t-il ?"

    Have you ever considered that France should become self States Governed impeaching its mediocre, fake, amateurish Departmental tentative for economical democracy ? I am guessing not.
    Our fathers, long gone, hadn’t globally succeeded due to technicalities ; yet, they all had indeed the same vision.
    For instance, and on a different time scale, once was Bordeaux the Capital of France, once was Marseilles the Largest Commercial Centre, once was Lyon the Capital of the Gaul, once was Avignon the City of Popes ...

    Paris does not have the backbone, Paris does not have the cornerstone, Paris doesn’t meet the standard of a megalopolis.
    Not here rallying but warning the next revolution, questioning the unethical principal of Senators and Deputies claiming to govern their Provinces.
    During the crisis of French Wars of Religion (1562) France State centrally-organized collapsed into autonomous Provinces. Were Provinces not inhabitants’ true Fatherland ?

    Our history demonstrating separation of State, I am questioning the size of an optimum political unit, for Paris has typically been monopolist against the majority of the population rather than the protector of competition.

    I am hereby denouncing and accusing the bystander of a mirco-central government based on false auspicious cliometrics economics. The Grand Paris represents a maximisation of an over saturated and well-developed market to the detriment of French Provinces.

    A quantitative approach to economics based on social, political and cultural conditions specific to each society is the si-ne qua non solution to dying Provinces. Therefore, why boosting Grand Paris with a globalism nonsense when Supply and Demand illustrate a recursive competitive equilibrium sustainability ? ??

    As a free citizen I am standing firmly opposed to Grand Paris’ utopia.
    I am standing firmly opposed to the overzealous persisting erosion and eradication of France middle-towns.

    Selfish dreamers and pompous technocrats working against the evident will of our building Fathers are true enemies to our National Motto :
    Liberté - Égalité - Fraternité.

    I have spoken.

    Laurent M. Coq
    - Beijing 02/13/2014

  • Le 14 février 2014 à 19:00, par Olibiobus En réponse à : Le mythe des « clusters » du Grand Paris

    Les clusters ou pôles sont une grave abération économique. En effet, concentrer en un lieu des spécialistes signifie, non pas créer de nouveaux emplois en masse, mais au contraire, contraindre le plus grand nombre de spécialistes à rejoindre ce point unique. Ce faisant, ces spécialistes doivent perdre du temps en transports en commun. Ces transports réputés rapides sont très chers à réaliser. Les spécialistes seront tentés soit de prendre leur véhicule personnel pour plus de confort et plus de rapidité (?), soit de se rapprocher du pôle qui devient ainsi un point de pression foncière. Les vrais bénéficiaires des clusters sont donc les entreprises du BTP et sûrement pas les spécialistes.
    Ceux ci sont capables d’échanger par tous moyens dont Internet ; ils ne désirent pas s’entasser comme des lapins dans les cages du cluster.
    Il est bien plus préférable de disperser les spécialistes dans de petits centres répartis sur toute la région IDF ou sur tout le pays. Cette répartition favorise les déplacements courts (en distance et donc en temps), crée du lien, en de nombreux points du territoire, évite cette imbécilité métropolistique qui consiste à faire croire aux gens que nous devons faire la grenouille de métropole qui se voudrait plus grosse que Sao Paulo, Mexico ou Tokyo.
    En Europe nous avons la chance de ne pas avoir de ces métropoles géantes qui seront menacées par la famine dès lors que les transports deviennent rares et chers.
    Si vous êtes un homme politique sensé, résistez ! Débranchez vous de cette vision apocalyptique des métropoles et connectez vous sur le monde vivant, le monde réel !
    Les briques, le béton, la ferraille ça ne nourrit pas l’humanité ; la terre agricole préservée peut nourrir les gens pour peu que l’on privilégie les cultures vivrières.
  • Le 19 février 2014 à 20:54, par Laurent Coq En réponse à : Le mythe des « clusters » du Grand Paris

    Entièrement en accord avec Olibiobus.

    (Je regrette de ne pas pouvoir éditer mon premier post, celui-ci comporte des erreurs de langage ... entre autres.)
  • Le 10 juillet 2015 à 14:32, par Laurent Coq En réponse à : Le mythe des « clusters » du Grand Paris

    (Je tiens à préciser que je suis l’auteur de ce texte et qu’il est mon humble traduction de mon autre texte du 02/13/2014)

    PARIS : Des Gueux Condamnent PARIS par Euthanasie !

    Le mythe des Clusters du Grand Paris et plus exactement, le Mythe du Grand Paris.

    La satisfaction personnelle n’excusant rien, ce n’est pas parce que d’autres l’ont fait que le commun des mortels doit s’y engouffrer.
    La Capitale est représentée par de charmantes architectures composées de Boulevards, Avenues, Rues, Places et Passages, ce qui en fait l’une des villes les plus uniques au monde.
    Un wannabe Paris, voila donc ce qui est sur la table ronde ...

    La quantité ne prouvant jamais la qualité, lorsque toutes les ‪#‎Mégalopoles‬ ont échoué, nos auto-proclamés Grands ‪#‎Architectes‬ de l’Univers sont sur le point de créer de Mythe de la Tour de Babel.
    Sous les vrais faux prétextes que Paris doit croître et accroitre, cette autre pseudo-science de la planification nous amène tout droit à la privation de l’identité des groupes.

    Les responsabilités n’étant pas à l’ordre du jour, 50 années dans sa création à venir, Paris ne supportera jamais un urbanisme type mégalopolitain.
    L’urbanisme mégalopolitain a toujours démontré sont échec complet car il ne produit pas une forme urbaine cohérente, il ne produit pas un public viable démontrant donc ainsi une fausse économie, et ne projette par delà aucune identité sociale. Le paradoxe étant cet éternel ‪#‎Multiculturalisme‬ imposé ...

    Sous le fallacieux prétexte de "J’ordonne ma vérité", engloutis dans les méandres de fonds capitaux et de Caisses Noires ... villes et villages vivant en bordure et limitrophes à la ‪#‎Capitale‬ sont sur le point de disparaître.

    Le Grand Paris ne représentant rien de plus que la mégalomanie de certains est en fait un véritable plagiat des retardataires. Nous reconnaissons ainsi ceux qui manquent d’originalité charismatique ...
    Le Grand Paris démontre à quel point la compréhension du processus de la décentralisation dans le but de la redistribution des richesse, dans le but de la salubrité publique reste énigmatique à la Caste Intello-Politichienne Francaise.
    En fait, cette Caste considère toutes idées de décentralisation comme étant une punition, un handicap à sa petite réputation.

    Alexis de Tocqueville écrivait :
    - "La Révolution française a commencé avec une poussée vers la décentralisation".
    D’où et bien évidement cet amalgame prémédité, cette marré humaine pour mieux ainsi étouffer un feu couvant ...
    Agglutiner le peuple, le forçant à la promiscuité va à l’encontre de la liberté et de l’entrepreneuriat car il génère un conglomérat qui dépend de façon critique sur l’efficacité du civisme commun à toutes et tous — Alors Paris brûlera-t-il enfin !? —

    N’avez-vous jamais considéré que la France devait s’émanciper sous forme d’‪#‎États‬ semis Indépendants plutôt que cette arrogante plus que médiocre tentative pour gestion ?
    Ces tentatives Ministérielles d’amateurs, années après années, censées générer une croissance économique et démocrate ont-elles que trop durées ?

    Les succès de nos pères fondateurs n’ont pas perduré à l’échelle mondiale pour des raisons techniques ; pourtant, ils avaient tous les mêmes visions.
    Celle par exemple, et sur une échelle periodique différente, que ‪#‎Bordeaux‬ a été la Capitale de la France, que ‪#‎Marseille‬ a été le plus grand hub commercial, que ‪#‎Lyon‬ a été la capitale de la Gaule, que ‪#‎Avignon‬ a été la Cité des Papes ...etc...
    Alors, décentralisation, facilité et acuité à l’adaptation ont-elles été les mamelles de la France ?

    Paris n’a pas l’épine dorsale.
    Paris n’a pas la pierre angulaire.
    Paris ne répond pas aux normes d’une mégalopole.
    et Paris vous dit "thank you but no fuck you very much"

    Je dénonce ici une abnégation proportionnelle à la corruption des Sénateurs et des Députés de France et aussi de ces toutes personnes militantes du Grand Paris appartenant ou non aux précédents et actuel gouvernements.

    Alors censés promouvoir le développement économique et socioculturel durable de leurs régions dont ils sont les Maîtres, les membres de la Caste Politichienne Française, enfermés dans leur idéologie du Grand Paris, s’emploient à s’augmenter dans leur pluralité, se rehaussant salaires et attributs, exemptions et avantages, défraiements, pillages, passes-droits, ristournes, impunités et égoïsmes, ainsi que leur foutre de vanité ...etc... et tout ceci au détriment d’une France perdue et affamée.

    1562, pendant la crise des Guerres de Religions le gouvernement central effondré retrouva racine dans les provinces de France.
    Les provinces ne sont-elle pas les mamelles de la France ?

    Un Grand Paris puant, asphyxié, paralysé voila ce que la Castes Politichienne Française bardée de médailles, de titres et de diplômes honorifiques offre fièrement à la planète.

    L’histoire de France démontrant séparation de l’Etat, je mets en doute la taille d’une unité politique optimale, puisque Paris démontre trop souvent ses positions monopolistiques et totalitaires contre la majorité du bon vouloir de la population et plutôt que celle de la protection des concurrences.

    Je dénonce pas la présente, j’accuse ainsi les spectateurs d’une unité centrale micro-gouvernemental basée sur une fausse cliométrie à la fausse excuse économique, car ce wannabe Grand Paris représente une maximisation d’un marché sursaturé, mal développé et au détriment des provinces françaises.

    Une approche quantitative économiquement basée sur les conditions sociales, politiques et culturelles, spécifiques à chaque province représente la condition sine qua non aux provinces agonisantes.
    Conséquemment, pourquoi vouloir stimuler un Grand Paris d’un douteux coït ou cunnilingus, alors qu’il représente un non-sens de la mondialisation et que l’offre et la demande illustrent le développement durable de l’équilibre concurrentiel récursif ?

    En tant que citoyen libre, je me tiens fermement opposé à l’utopie du Grand Paris. Je me tiens fermement opposé à cette érosion persistante des provinces Française et je dénonce leur éradication finale.

    Rêveurs, grands égoïstes, voleurs, voyous, condamnées, marginaux ou pompeux technocrates travaillant toutes et tous contre la volonté évidente de nos Pères Fondateurs, contre la volonté du peuple électeur mais pour la Corporatocracie du moment, travaillant ainsi à la destruction d’une civilisation vous êtes les véritables ennemis de votre propre devise nationale : Liberté - Égalité - Fraternité

    J’ai parlé.

    M. Laurent Coq

    - - -
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Pour citer cet article :

Nicolas Rio, « Le mythe des « clusters » du Grand Paris. La spécialisation comme régulation métropolitaine », Métropolitiques, 10 février 2014. URL : http://www.metropolitiques.eu/Le-mythe-des-clusters-du-Grand.html
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