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Quel avenir pour le projet urbain ?

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Quelle place les architectes-urbanistes peuvent-ils encore assigner aux espaces publics ? Quelles sont les conditions d’un urbanisme écologique ? Est-il possible de favoriser la fabrique démocratique de la ville ? Yves Lion répond à ces questions et revient tout à la fois sur les échelles, les enjeux et les procédures de l’urbanisme contemporain.

Dossier : Espaces publics urbains et concertation

De l’espace public, de ses usages et de ses détournements

Question 1

Parmi les fils conducteurs de votre travail, il y a l’idée selon laquelle la ville doit s’organiser à partir de ses espaces publics. Pouvez-vous revenir sur le concept d’espace public ? Quelles sont, d’après-vous, les critères ou les conditions d’un espace public réussi ?

Question 2

La place toujours plus importante prise par les réseaux dématérialisés comme l’internet et l’« événementialisation » croissante de la ville donnent aujourd’hui le sentiment que ce que l’on appelle « espace public » n’est plus pensable – et du coup projetable – uniquement dans l’espace physique. Comment un architecte-urbaniste peut-il intégrer cette dimension virtuelle de l’espace public ? Ne faudrait-il pas redéfinir l’urbanisme davantage comme une « fonction » ou une « offre » dans la société plutôt que comme une « opération » dans l’espace ?

Des conditions d’un urbanisme écologique

Question 3

Les signes ne manquent pas aujourd’hui, qui témoignent d’une irrésistible montée en puissance des enjeux écologiques dans les projets architecturaux et urbains : de la multiplication des labels et des normes en matière d’isolation en passant par les impératifs de lutte contre l’étalement urbain, du renouveau de l’agriculture urbaine à la montée en force des paysagistes dans les projets urbains. Quels sont, d’après vous, les conditions d’une architecture et d’un urbanisme écologiques ? Et quels sont les outils nécessaires (à la fois opérationnels, politiques et réglementaires) à leur mise en œuvre ?

De l’engagement politique de l’architecte-urbaniste

Question 4

Il y a dans votre travail une volonté de mettre l’architecture au service de l’urbanisme, une propension à favoriser un type d’architecture « ordinaire » plutôt qu’« extraordinaire », c’est-à-dire une architecture qui parvienne à s’inscrire durablement dans un système urbain plutôt qu’une architecture conçue comme un geste autonome. Comment assure-t-on l’intégration d’un bâtiment dans sa ville et ses espaces publics ? Pouvez-vous expliciter les critères d’une telle démarche ? Diriez vous de cette posture qu’elle recouvre une dimension proprement politique ?

Question 5

L’exigence démocratique est aujourd’hui souvent placée au cœur du grand projet de la « ville durable ». Comment, d’après vous, s’articulent d’un côté le grand dessein de la ville durable et de l’autre le « renouveau » des exigences démocratiques ? Les stratégies de concertation publique mises en œuvre dans les projets d’urbanisme sont-elles opératoires face à la complexité des problèmes posés ? Ne servent-elles pas d’alibis démocratiques à des procédures qui demeurent technocratiques ?

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Pour citer cet article :

Stéphane Füzesséry & Yves Lion, « Quel avenir pour le projet urbain ? », Métropolitiques, 1er juillet 2011. URL : http://www.metropolitiques.eu/Quel-avenir-pour-le-projet-urbain.html
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