Ceux qui partent, ceux qui restent. Les mobilités résidentielles dans les villes en décroissance - commentaires Ceux qui partent, ceux qui restent. Les mobilités résidentielles dans les villes en décroissance 2017-07-24T12:37:07Z https://www.metropolitiques.eu/Ceux-qui-partent-ceux-qui-restent.html#comment730 2017-07-24T12:37:07Z <p>Article bien documenté.<br class="autobr" /> Je voudrais faire deux remarques/propositions à l'auteure :</p> <p>1. " Leur localisation reflète ainsi les processus de désindustrialisation qui touchent ces anciens bassins industriels, conjugués aux effets de la métropolisation, qui fragilisent ces villes généralement de taille moyenne et petite, moins intégrées dans les flux de capitaux, d'investissement ou de population" . Je pense que cette assertion est trop rapide et doit être nuancée . Si la tenue a l'écart des principaux effets de la métropolisation se vérifie pour des villes moyennes isolées comme Charleville Mézières voire Nevers, elle n'est pas vérifiée pour des villes comme Thionville, Roubaix ou Lens-Douai qui sont pleinement intégrées dans les marchés métropolitains (mobilités, emploi, habitat, investissements productifs, commerce...) et qui pourtant sont en décroissance. Il faut sans doute chercher des explications plus locales et historiques a ces phénomènes (avec en premier lieu une concentration particulière des difficultés sociales et urbaines).</p> <p>2. "Toutes populations confondues, les villes en décroissance ne voient donc pas leurs habitants partir plus massivement vers d'autres lieux, mais souffrent plutôt d'un manque « d'attractivité » correspondant à un déficit de nouvelles installations". Effectivement, la caractéristique des villes en décroissance tient au fait que les gens n'y vient pas et pas tellement au fait que les habitants les quittent. A ce propos, pour avoir analyser le phénomène sur les Départements du Nord Pas-de-Calais à la fin des années 2000, il apparaissait même que les habitants quittaient beaucoup moins ces départements que la moyenne. Dans les territoires en décroissance, la mobilité selon les catégories de population peut donc varier fortement. A cet égard, l'analyse serait peut être plus intéressante si elle s'attachait a montrer les différences de mobilité résidentielle par catégories de population entre les villes en décroissance (plutôt qu'avec les villes en croissance) permettant ainsi d'identifier des modèles explicatifs très différents entre ces territoires (ville de Seine Saint Denis versus ville des Ardennes par exemple...)</p> Ceux qui partent, ceux qui restent. Les mobilités résidentielles dans les villes en décroissance 2017-05-29T09:58:05Z https://www.metropolitiques.eu/Ceux-qui-partent-ceux-qui-restent.html#comment721 2017-05-29T09:58:05Z Cet article est intéressant. Puis je suggérer aux auteurs de le reprendre sous un angle différent : La croissance/décroissance des villes est elle de nature à rééquilibrer les différents territoires du pays ? Par exemple, si la région parisienne est en décroissance, est ce que cette décroissance profite à d'autres métropoles ou mieux aux zones non métropolistiques ?