• Le 27 janvier 2014 à 23:20, par Gwiazdzinski En réponse à : L’harmonisation des horaires de travail : en finir avec l’heure de pointe ?

    L’article met en lumière les premières expériences sur la désynchronisation des déplacements menées sur certains territoires afin de réduire la congestion aux heures de pointe à moindre coût. Il permet également de mettre en avant les tentatives de déploiement de politiques temporelles territorialisées qui ont tant de mal à s’imposer.

    Il s’agirait cependant d’apporter deux rectificatifs :

    1. On ne peut plus affirmer que la gestion des temporalités ne bénéficie d’aucune base théorique au regard des travaux menés dès les années 60 dans les pays scandinaves autour de la Time Geography, des recherches développées depuis les années 90 par les chercheurs italiens, allemands et français notamment venus de nombreuses disciplines comme la sociologie, la géographie, l’urbanisme, la chronobiologie, l’économie ou la philosophie (voir une bibliographie partielle dans l’article joint.

    2. Contrairement à ce qui est mentionné dans l’article, la ville de Grenoble ne dispose malheureusement pas de bureau des temps, tels ceux de Poitiers, Rennes, Lyon, Montpellier et Strasbourg. Une démarche est actuellement engagée autour de la préfiguration d’une plateforme des temps portées par le SMTC, Grenoble Alpes métropole en lien avec l’Université Joseph Fourier et des travaux ont été menés par l’AURG autour de la notion de "chrono-aménagement"

    Au delà, il faut signaler l’intérêt des Plans de déplacement urbains (PDU) comme outils permettant de déployer de tels "pactes de mobilité" et l’initiative de Montpellier qui travaille sur un "Schéma directeur Temps et Territoire".

    "Ce n’est pas le temps qui manque, c’est nous qui lui manquons" Paul Claudel

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