Qui sont « les Africains de Château Rouge » ? - commentairesQui sont « les Africains de Château Rouge » ?2015-06-12T09:26:16Zhttps://metropolitiques.eu/Qui-sont-les-Africains-de-Chateau-Rouge.html#comment6222015-06-12T09:26:16Z<p>Bonjour,<br class="autobr">
Nous habitons le quartier de la Goutte d'or depuis le début des années 80 et nous y avons élevé nos 2 enfants. J'ai lu votre thèse avec beaucoup d'intérêt. Nous avons constaté une dégradation sensible de l'environnement EN DEPIT de la rénovation urbaine. Disparition totale des commerces traditionnels rue Doudeauville et Marcadet, problèmes de drogue et prostitution, monoactivité, etc…nous n'avons pas à nous plaindre (jusqu'à présent) de l'insécurité, mais la saleté omniprésente, les attroupements bloquant les trottoirs en permanence, sont vraiment décourageants…vous relevez très justement les limites de la gentrification du quartier.<br class="autobr">
Personnellement, je pense que la Goutte-d'Or sera le dernier quartier à connaître ce processus - si jamais il se produit véritablement - et ce pour plusieurs raisons :<br class="autobr">
La politique de la ville, qui a privilégié l'accès aux logements sociaux à certaines catégories de populations, ghettoisant le quartier (il paraît - à vérifier) que certains logements sociaux réservés aux classes moyennes dans la Goutte-d'or restent vides, car la classe moyenne est très réticente à venir vivre dans un tel environnement (saleté et prostitution c'est cela le plus visible- non, ce n'est pas du racisme ! on voit les gens sortir de cafés pour uriner contre les voitures…). Ensuite (vous le relevez dans votre thèse) c'est d'ailleurs lié à ce qui précède - il y a le problème des écoles ; je confirme le fort turn-over de la classe moyenne dans ce quartier. ainsi, dans mon immeuble, ces dernières années, nous avons vu plusieurs jeunes couples avec enfants en bas âge emménager, attirés par les prix abordables, et aussi par l'exotisme du quartier. Ils déménagent tous au bout de quelques années en raison de la mauvaise qualité des écoles,s'inquiétant pour l'avenir de leurs enfants…<br class="autobr">
J'imagine que je ne serai pas publiée mais ce témoignage vous sera peut-être utile …</p>Qui sont « les Africains de Château Rouge » ?2014-08-15T13:43:25Zhttps://metropolitiques.eu/Qui-sont-les-Africains-de-Chateau-Rouge.html#comment4442014-08-15T13:43:25Z<p>Etude sociologique intéressante. J'ai vécu à Château-rouge, rue de Suez de 1981 à 1991.<br class="autobr">
Le quartier connaissait un attrait commercial bien avant les années 90. Ainsi le marché Dejean à la fin des années 70 et au début des années 80 était déjà connu pour son commerce exotique et ses produits typiques africains, notamment les poissons.On y croisait d'ailleurs des vedettes comme Salif Keita ou Khaleb. Le quartier était déjà à dominance "Afrique de l'ouest" mais il y avait beaucoup de bars magrébins (le bar du marché, chez Navel (rue de Suez), Le soleil levant (angle rue Myhrra) et une population blanche encore présente et qui revient aujourd'hui. Des commerces traditionnels français côtoyaient les boutiques de produits africains. On en trouve encore la trace aujourd'hui. A l'angle Dejean du marché/ rue de Suez, l'enseigne au cochon d'or demeure.<br class="autobr">
En dehors du marché, les commerces se sont multipliés c'est vrai à partir de 1989 avec l'arrivée des chinois et des indiens notamment. Puis les boutiques liées à la mode africaine d'abord présentes sur le boulevard Rochechouart se sont multipliés dans les rues de la Goutte d'or.<br class="autobr">
Vivre à Château-rouge dans les années 80, c'était vivre en voyage. Les populations cohabitaient sans trop de problèmes. Je me souviens encore de Saïd, patron du bar du marché et de son célèbre "marche à l'ombre". Je me souviens des lotos ou des soirées musicales "Chez Navel", du bar "Chez Maya" rue de Panama.<br class="autobr">
A la fin des années 80, les problèmes de drogue ont vraiment pollué le quartier. La rue Myhrra, délabrée était un repère digne de la cour des miracles. Il y avait aussi des bars qui ouvraient ou fermés à la vitesse de l'éclair.<br class="autobr">
J'achetais des produits qu'on ne trouvait nulle part pour les banquets de mes collègues postiers, car je travaillé à l'époque dans cette administration. Produits rares et peu chers. Les gibiers suspendus ou les produits tripiers des boucheries françaises voisinaient avec les poissons thiof, vivaneaux, capitaines ou les viandes de myo-castors et de chèvres pas encore libellés halal.<br class="autobr">
L'ambiance de ces années là était tout à fait respirable, et j'y ai passé des nuits sans problème d'agression. Il y avait les fêtards et les lascars du business. Des flics pas très catholiques contrôlaient à leur façon la prostitution des travelos et la drogue du quartier.<br class="autobr">
Il y avait surtout des figures, des gueules, des héros de la vie ordinaire.Toutes les couleurs de ce qui fait qu'un lieu attire les gens qui veulent sentir la vie et l'aventure d'une seule race qu'est l'humain.<br class="autobr">
Charles Desailly. Auteur et poète.</p>Qui sont « les Africains de Château Rouge » ?2013-03-07T18:40:20Zhttps://metropolitiques.eu/Qui-sont-les-Africains-de-Chateau-Rouge.html#comment1722013-03-07T18:40:20Z<p>CONTRIBUTION</p>
<p>bonjour,<br class="autobr">
nous avons suivi ensemble l'atelier doctoral - rédaction d'un questionnaire -en 2011. <br class="autobr">
Vous souvenez vous ?.....<br class="autobr">
Je vous avais félicité pour la réussite de votre travail car je fréquente régulièrement château rouge. je me demandai si vous aviez déjà soutenu. <br class="autobr">
Aussi je vous informe que assez récemment une nouvelle vague de commerçants originaire de la péninsule indienne est en train de supplanter les chinois avec des prix plus compétitifs.<br class="autobr"> Actuellement je travaille sur un poster.<br class="autobr">
Cordialement<br class="autobr">
R.G.GONGAULT -Paris1</p>